dimanche 7 février 2016

Le Chœur des femmes

"Le Chœur des femmes" de Martin Winckler


L'auteur (extrait du site de l'auteur)


"Mon nom est Marc Zaffran, je suis médecin généraliste (sous mon nom) et écrivain (sous le pseudonyme de Martin Winckler). 



J’ai passé ma thèse à Tours en 1982 ("Motifs de consultation en urologie", Dir : Pr Yves Lanson) et fait mon stage interné au CH du Mans en 1980-1981.

Je suis né en 1955 à Alger (Algérie), j’ai vécu ensuite brièvement en Israël (1961-62), puis de 1963 à 1973 à Pithiviers (45), de 1973 à 1979 à Tours (37) et, de 1979 à 2009, au Mans (72).

Depuis février 2009, je vis à Montréal (Québec) et je suis résident permanent du Canada.


Mon avis


Effet "Montage de russe". Voici ce qu'évoque pour moi le roman de Martin Wincker. 
C'est l'histoire d'une rencontre entre deux médecins atypiques : Le docteur Franz Karma qui bouscule le milieu médical par ses pratiques et ses convictions peu courantes et Djinn, jeune interne, dont le caractère affirmé, et les résultats brillants forcent à la fois l'admiration et la suspicion du chef de service

C'est par le biais de ce partenariat imposé entre le docteur Karma, chef de l'unité "Médecine de la femme" et Djinn que Martin Wincker dénonce les pratiques déshumanisées de ses pairs et plus particulièrement le manque d'écoute et de respect des gynécologues envers leurs patientes.

Le sujet m'a certes semblé très intéressant et les personnages plutôt sympathiques, mais il me semble que ce roman aurait pu être amputé d'au moins deux cents pages. Par ailleurs, les récits des consultations, répétés à l'envi ont dilué un peu l'histoire qui s'en est trouvée un peu "décousue" et privée d'une bonne partie de l'émotion qu'elle aurait pu susciter. 
Autre regret : le style. Même si pour donner du corps à son histoire, l'auteur a utilisé le langage familier des bancs de la faculté de médecine, des couloirs et des blocs opératoires, j'ai aimé moyennement les "putain de bordel de merde" et ses petits frères du même acabit.

Effet montagne russe donc, car j'ai beaucoup aimé puis je me suis lassée, puis j'ai à nouveau été emportée par ce roman témoignage profondément humain, et une fois encore un peu découragée par cette docufiction trop détaillée à mon goût !

Pour autant, je conseille vivement la lecture de ce livre pour son sujet très largement argumenté mais aussi pour les messages bienveillants qu'il contient, notamment sur le thème du troisième sexe. 


La première page...



Quatrième de couverture


Je m'appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m'oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de «Médecine de La Femme», dirigée par un barbu mal dégrossi qui n'est même pas gynécologue, mais généraliste! S'il s'imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu'est-ce qu'il croit? Qu'il va m'enseigner mon métier? J'ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas – et je ne veux pas – perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur cœur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu'elles pourraient m'apprendre.





La maladie de Sachs, prochain livre de Martin Winckler que je lirai !





3 commentaires:

  1. C'est un livre qui est déjà depuis un moment sur ma liste, il m'attend dans ma médiathèque qui rouvre ses portes après une fermeture de quelques mois :-)

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  2. Je l'ai abandonnée en cours de route, notamment pour les raisons que tu cites. Ceci dit, ses bonnes intentions lui rendent honneur.

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  3. Oui voilà... dommage que ce soit un peu "fouillis" !
    En revanche, celui que je suis en train de lire, "le premier été" d'Anne Percin est un bijou d'écriture.

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